Nalye

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi, mai 28 2013

Fessée promise...

For the English-speaking reader who like well written stories of domination, some straight, some gay, and some with vampires, I recommend the works of Joey W. Hill.

Pour les anglophones qui aiment les histoires de domination bien récrites, certaines hétéro, certaines homo, et certaines avec des vampires, je recommande les œuvres de Joey W. Hill.

Et si des écrits devaient me convaincre de passer de l'autre côté de la cravache, ce seraient bien les siens.

Tu as fait une grosse bêtise, une qui, si elle avait réussi, aurait apporté bien de la peine à beaucoup de personnes. Quand je l'ai appris, ma réaction a été immédiate : je t'ai promis une fessée. Une menace pour te punir, oui, mais surtout une promesse pour te rappeler les bonnes choses de la vie, et les plaisirs que tu partages -avec ton mari, et par le passé, une fois avec moi.

Cette fessée, elle sera préparée. Elle ne peut pas s'improviser -je ne sais pas faire les choses comme ça, moi. Cette fessée, je me l'imagine, je me la mets en scène, je me la visualise.

Nous serons sur ton lit. Nue, tu seras à quatre patte. Après un doux baiser, je détournerai ton visage de moi : je te veux face à ton mari. Moi, je serai derrière toi, avec sous la main tes fesses rebondies. Lui et moi, nous serons habillés, lui, son jean entre-bâillé, moi, les seins révélés. Je veux voir tes lèvres autour de son sexe, bâillonnées de son désir, je veux que tes cris soient étouffés par son plaisir.

Et je commencerai. Une main, l'autre, une fesse, l'autre. Petit à petit, je veux les voir rougir. Je veux trouver ce juste équilibre entre la douleur et le plaisir, quand tu te sauras punie, mais aimée à la fois, quand tu sauras que mes mains, objets de supplices, sont aussi adoratrices. Je veux que tu pleures, que tu souffres, que tu supplies, et je veux en même temps sentir entre tes jambes la preuve de ton plaisir. Je veux te faire venir, te caresser alors même que je te fesse, adorer ton corps alors même que je le blesse. Je veux purger ma peur, brûler tes doutes, marquer ta chair et te laisser sûre et certaine. De toi. De ta vie. De ton importance pour nous.

Je veux te laisser alors, lasse, aux mains de ton mari, tes fesses rougies ; je veux t'embrasser les seins à pleine bouche alors même que tu t'arc-boutes contre ses coups de rein, et puis te câliner, te serrer dans mes bras, te regarder t'endormir, t'embrasser une dernière fois.

Sourire.

mardi, septembre 20 2011

La Barbe Bleue - Conte détourné

Il était une fois un homme dont la barbe était si noire et si fournie qu’on le surnommait “la Barbe Bleue”. Immensément riche, il jouissait cependant d’une bien mauvaise réputation: marié sept fois, nul ne savait cependant ce qu’il était advenu de ses épouses...

Or donc, voilà que la Barbe Bleue s’enquit de chercher une nouvelle femme. S’adressant à sa voisine, qui avait deux filles, il en demande une en mariage, laissant à la mère le choix de sa future femme. Mais les deux filles, méfiantes, et rebutées par sa laideur, refusèrent toutes deux l’alliance proposée. La Barbe Bleue persévéra pourtant, promettant richesses à la famille de la belle. Finalement, à force de compliments, de divertissements et de cadeaux, la Barbe Bleue convainquit la cadette de lui accorder sa main.

Les bans sont lus, les épousailles sont fêtées, et bientôt consommées. La belle se trouve heureuse dans sa nouvelle vie. Elle est maintenant riche et choyée, et découvre avec délectation l’aspect intime de son mariage. Il reste cependant un mystère : tous les soirs, pendant au moins deux heures, son époux disparaît, accompagné de son valet…

Un mois après les noces, la Barbe Bleue est appelée au loin pour régler une affaire. Il confie à sa femme les clefs de toute la maison : le bureau avec ses papiers, le buffet avec la vaisselle d’or et d’argent, le cellier, la cave à vins fins… « Explorez tout, ouvrez tout, ma femme, je n’ai pas de secrets pour vous, si ce n’est un : vous observerez au fond de la cave une porte fermée à double tour ; je vous interdis d’essayer de l’ouvrir. La clef est à la garde de mon valet, qui lui seul est habilité à l’utiliser. »

Promettant d’être discrète et de ne point désobéir à son mari, la femme de la Barbe Bleue, sitôt son époux parti, explora la maison de fond en comble, ouvrit toutes les portes, tous les tiroirs, admira les richesses de son mari, et s’occupa de la sorte pendant les trois premiers jours. Mais plus le temps passait, plus la curiosité la taraudait : il lui fallait savoir ce qu’il y avait de l’autre côté de la porte, quel mystère, si terrible, si horrible, gardait pour lui son mari.

Finalement, n’en tenant plus, elle attend qu’un soir le valet déverrouille la porte interdite et oublie de la refermer derrière lui. Elle passe la porte et se trouve alors en haut d’un escalier. Le descendre n’est l’affaire que d’un instant, et elle se retrouve bien vite à l’entrée d’un long couloir de pierre, dont le long mur porte d’un côté torches et miroirs, et de l’autre de nombreuses arches, fermées par de solides barreaux. Des gémissements se font entendre, des suppliques, des promesses de bonne conduite…

Approchant de la première arche, elle voit une femme nue, attachée au mur. Ses seins pointent fièrement, sa vulve est dilatée, les jus coulent le long de ses cuisses : elle est excitée. Elle reconnaît alors que les gémissements, qu’elle avait pris d’abord pour des soupirs de désespoirs, sont en fait des soupirs de plaisir. La prisonnière n’a d’yeux que pour le valet de son geôlier –car il semble alors évident que la Barbe Bleue est responsable de son emprisonnement-, qui s’est promptement déshabillé. A l’intérieur de l’alcôve, le dos tourné aux barreaux, il caresse d’une main ferme un sexe turgescent à la taille impressionnante. Arrêtant momentanément ses caresses, il attrape un gode et en pénètre la femme, le fixant en place grâce à un harnais. Caressant les seins de la prisonnière, et restant indifférent à ses supplications de soulagement, il s’assure de son excitation continue tout en lui en refusant l’aboutissement. Il lui rappelle avec douceur qu’elle est punie pour son comportement.

La femme de Barbe Bleue se recule précipitamment et se dissimule en le voyant quitter cette cellule ; mais sans un regard en arrière, le valet en ferme la porte et se dirige vers l’arche suivante.

Les yeux baissés, l’occupante suivante est dans le même état d’excitation que sa voisine. Assise par terre, un collier au cou, une gamelle à ses pieds, une laisse la maintenant au mur, elle attend avec beaucoup de patience le sort qui lui est réservé. C’est une récompense, au discours que lui tient le valet, car elle est autorisée, pendant qu’elle flatte de sa bouche le sexe qui lui est offert, à se caresser. Tout n’est pas si facile, pourtant, puisqu’elle n’est autorisée à jouir qu’au moment où elle reçoit la semence de son partenaire.

Excitée par ces premiers tableaux, la femme de la Barbe Bleue attend avec impatience la visite de la geôle suivante. La femme qui l’occupe est elle aussi attachée au mur, auquel elle fait face ; ses jambes sévèrement écartées offrent à la vue de ses visiteurs le bout externe d’un plug. Se collant contre son dos, le valet lui pince sauvagement un sein tandis que l’autre main attrape le plug et lui impose des mouvements de va-et-vient. La femme gémit de plus en plus fort jusqu’à jouir bruyamment ; ses jus recouvrent ses cuisses tremblantes, mais ses tétons toujours turgescent trahissent que cet orgasme, au lieu de la satisfaire, n’a fait qu’aiguiser sa frustration pour une double pénétration. C’est visiblement une nouvelle punition, car le valet continue sa tournée et, le sexe de nouveau fièrement dressé, il pénètre alors la quatrième arche.

La femme de la Barbe Bleue, dont les cuisses portent maintenant les mêmes stigmates liquides que les prisonnières, se met le cœur battant en position d’observer la scène suivante. Cette cellule-là renferme un pilori, auquel la prisonnière est menée. Les reins cambrés, elle reçoit une fessée qui lui rougit très rapidement les fesses. Sans à-coup, d’une seule poussée, le valet la pénètre alors, lui accordant en récompense de son supplice un long moment de plaisir. Il se retire cependant avant qu’elle n’ait pu jouir, la rattachant de telle sorte qu’elle ne puisse se toucher.

Le valet, le sexe encore enduit de cyprine, se dirige rapidement vers la cellule suivante, où la femme qui y était prisonnière le nettoie de sa langue. Elle, comme les autres prisonnières avant elle, recevra alternativement du plaisir et sera punie.

La femme de la Barbe Bleue a depuis longtemps ouvert son corsage pour en sortir ses seins, qu’elle caresse à pleines mains. Seules ses jupes volumineuses et le besoin de ne pas faire de bruit l’empêchent de se toucher le sexe. Ah, que le voyage de son mari lui semble frustrant ! Qu’elle voudrait pouvoir le voir, là, nu, lui offrir son corps tremblant de désir, le caresser, le couvrir de baisers ! Et les pensées qui suivent se bousculent dans sa tête, elle aimerait bien elle aussi découvrir les plaisirs qu’elle a vu illustrés, caresser son corps, prendre un sexe en bouche, livrer son anus, recevoir une fessée, être attachée, à la merci des plaisirs d’un autre… !

Mais c’est la scène suivante qui achèvera de la séduire : dans l’arche qui suit, ce n’est pas une sixième prisonnière qu’elle découvre, mais deux prisonniers. Son mari n’avait donc pas épousé sept femmes, mais cinq femmes et deux hommes ? Comment cela était-il possible ? Libres de leurs mouvements, mais le visage masqué, les deux hommes étaient étroitement enlacés. A l’entrée du valet, ils se séparent, révélant que leur sexe est enchâssé dans une cage de chasteté. Le valet leur murmure quelques mots à l’oreille, libère leur érection, et ressort de la cellule, laissant les deux hommes à la vue de leur spectatrice. Aussitôt, ils prennent une position leur permettant à chacun d’atteindre le sexe de l’autre, atteignant un plaisir évident aux caresses buccales qu’ils s’échangent.

La femme de la Barbe Bleue est sur le point d’accompagner les deux hommes dans leur jouissance quand d’un coup, une main rude lui bâillonne la bouche, un corps derrière elle la plaque contre le mur, et impuissante, elle ne peut que subir les caresses que lui imposent des mains inconnues. Rapidement déshabillée, aveuglée d’un loup opaque, elle est dirigée vers sa propre cellule. Attachée au plafond par de lourdes chaînes, ses questions et supplications ignorées, elle mêle vite ses gémissements à ceux de ses voisins.

Les chaînes, rapidement relâchées, lui permettent de s’agenouiller ; une main la courbe en avant, un sexe est présenté à sa bouche, tandis que derrière elle, deux mains écartent ses cuisses et un autre sexe pénètre la source de son excitation. Ses reins sont brutalement fouillés, sa gorge est douloureusement envahie, mais dans sa frustration, elle accueille avec facilité ces marques de désir. Ses seins sont malaxés, une main brutale lui tient les cheveux, mais en quelques minutes peine, elle atteint un orgasme inouï. Les deux hommes qui se sont emparés d’elle ralentissent alors leur rythme, mais ne s’arrêtent pas.

Plongeant ses doigts dans son sexe humide, l’inconnu qui se tient derrière elle dilate alors son anus encore vierge jusqu’à pouvoir y glisser le doigt, tandis que son autre main s’attarde entre ses jambes. Le plaisir, qui n’avait pas réellement disparu, la prend de nouveau, et elle se prend à souhaiter de pouvoir, comme la femme qu’elle avait vu tantôt, jouir au moment où la semence de son mari -car qui d’autre aurait osé, dans cette maisonnée, la traiter ainsi?- se déverserait dans sa bouche. Son souhait est exaucé, car une rupture dans le rythme de ses deux partenaires marque leur prochaine jouissance, et la preuve d’être l’objet de leur plaisir la fait promptement jouir.

Une main ôte son bandeau tandis qu’elle reconnaît la voix de son mari :

- « Madame, sachez qu’ici, toute désobéissance est punie. Vous prendrez votre place parmi mes autres esclaves. Retenez dès à présent qu’en toutes circonstances, je suis votre maître, et que mon plaisir est le guide de votre conduite. »

C’est ainsi que disparu, sans laisser de trace, la huitième femme de celui qu’on appelait la Barbe Bleue.

jeudi, septembre 1 2011

Pose - pause?

Ce sont des petits moments, inattendus. Ce sont des petits moments qui ne devraient pas être, puisqu'insérés dans des situations qui ne sont pas sexuelles.

C'était une séance photo. C'était une pose que j'avais choisi. Une pose ni sexuelle, ni suggestive, une pose que je voulais soumise. C'était dans une ambiance d'humour et de convivialité. Mais peut-être aurais-je du savoir ce qui allait se passer...

La pulsion est apparue. Dans la pose que j'avais prise, j'ai senti le besoin de courber la tête, de baisser les yeux. J'ai eu envie de sentir une main ferme sur ma nuque. J'aurais aimé entendre des ordres, y obéir.

J'ai senti l'étrange calme, l'étrange sérénité qui me prennent quand je me sens vraiment soumise. Ces sensations trop fugitives auxquelles je n'ai pu que trop peu souvent m'abandonner.

L'espace d'un instant.

Parce qu'à l'instant suivant, je m'étais ressaisie, prête pour la pose suivante.

mardi, janvier 25 2011

Face à face

Tu as choisi de t'asseoir par terre, le dos contre le mur, tandis que j'ai pris le canapé. Face à face, nous ne nous toucherons pas.

J'ai pris le livre, je l'ai ouvert à la première histoire, et j'ai commencé à lire. 20 histoires de fellation, il y a de quoi imaginer. Quelques pages plus loin, je commence à sentir mon corps réagir. Je commence à caresser mon téton à travers mes vêtements ; je sens les premières contractions de mon sexe.

Je lève les yeux : tu te frottes doucement à travers ton pantalon, mais, croisant mon regard, tu défais le premier bouton. Tu ouvres ton pantalon, et doucement, sors ton sexe. Ta verge est ferme et ta main l'entoure d'un geste assuré mais doux.

Je reprends ma lecture, mais cette fois, mes yeux oscille entre la page et toi. Alors moi aussi j'enlève mon pantalon, descend ma culotte, et plonge mes doigts dans ma fente turgescente.

Tu perds ton petit sourire narquois, tes yeux se fixent sur ma main, et sans arrêter ma lecture, je m'approche du bord du siège et écarte largement mes jambes. Tu ne perds plus une miette de spectacle que je t'offre, et tes yeux sur moi, ta main sur toi, les mots crus de l'histoire, me font tressaillir d'excitation.

Je suis très vite écartelée entre mes divers désirs : te toucher, te sucer, t'avoir en moi ; te garder à distance, te regarder, voir jaillir ta semence ; te lécher, avoir ton goût en bouche : je voudrais faire tout cela à la fois.

Mais un contrat est un contrat.

Je continue ma lecture ; nos caresses suivent le rythme de l'aventure. Quand la première s'achève, trop vite pour notre plaisir, j'enchaîne avec la deuxième. Autre ton, autre réaction: cette fois-ci, nous ne nous retiendrons pas. Nous nous retrouvons nus.

Je jalouse l'héroïne de mon livre, qui elle, n'a rien promis, et prends à pleine bouche le sexe de son partenaire ; je regarde le tiens avec une concupiscence non dissimulée. Et quand je remarque ta respiration plus saccadée, tes mouvements brusques, je sais, je sais que tu vas jouir.

Un jet, un second, un râle de satisfaction.

Je voudrais m'approcher, mettre mes doigts dans ton sperme, les lécher -mais non. Je ferme les yeux, je revois ton sexe au moment de ton éjaculation, je t'imagine jaillissant dans ma bouche, ou sur mes seins, ou sur mon sexe, dans lequel mes doigts s'affairent. J'imagine ton goût, les mots crus que tu dirais, ta satisfaction.

Et moi aussi, je jouis.

La prochaine fois, ce sera toi qui liras une histoire.

mercredi, mars 17 2010

Message sur parchemin

Tu as préféré ce soir laisser de côté le papier pour revenir au parchemin. Ta copie sera du plus fin vélin. Tu as un message à me faire passer, un message de sensualité, et la froide pulpe de bois ne saurait conserver la chaleur de tes pensées.

Invitée chez toi à la seule condition de ne pas bouger et de seulement t’observer, je me plie à tes désirs et m’apprête à admirer ta calligraphie.

Tu as étalé ta copie sur ton lit. Du bout des doigts, tu t'assures de sa courbure, de la présence de nervures, tu en étudies la texture. Tout à ton étude, tu ne me vois plus.

Je profite de ces moments pour voler des souvenirs à conserver. La courbe qui s’éloigne de ton cou pour se dérouler en épaule puissante –mais pour moi, toujours tendre. L’angle de ta mâchoire, rugueux de l’ombre de ta barbe. Le pli de ta hanche, maintenant dérobé à mes regards, mais que je semble toujours pouvoir voir.

Satisfait de ton examen, tu te relèves soudain, et empoignes la plume nécessaire à marquer le parchemin. La main levée, tu hésites un instant -une éternité- et laissant l’inspiration te guider, tu traces le premier trait.

Je retiens mon souffle. Je cherche à deviner les mots qui suivront ce premier. Entre chaque trait, entre chaque phrase, tes doigts caressent de nouveau le vélin. A ce geste, même sans lire le message que tu me dédies, je sais que c’est d’amour qu’il s’agit.

La page se couvre de ton écriture fine. Ici et là, une arabesque un peu plus prononcée annonce la sincérité de tes pensées. Je suis émue et bientôt, je n’en puis plus. Ma réserve se brise et je laisse échapper un cri plaintif, mi-protestation à ne pouvoir te répondre, mi-frustration à ne pouvoir te toucher.

Ton regard impérieux me force à me contenir le temps que tu finisses –un dernier trait, une ultime arabesque. Alors seulement ton regard s’adoucit et m’invite à admirer l’œuvre que tu viens de tracer.

En fines lignes rouges, tu as imprimé le message de ton amour en une fresque éphémère sur ma peau exacerbée.

- page 1 de 7